Éco-anxiété chez les jeunes : ce que dit la science (et comment un jeu peut aider)

70 % des jeunes déclarent une inquiétude régulière face au climat. Comprendre l'éco-anxiété, ses ressorts, et les approches qui aident réellement à la traverser.

Éco-anxiété chez les jeunes : ce que dit la science (et comment un jeu peut aider)

Près de 70 % des jeunes déclarent aujourd'hui une inquiétude régulière face au changement climatique, selon l'ADEME - une hausse de quinze points chez les 18-30 ans depuis 2022 seulement. Plus largement, 16,6 millions de Français présentent des symptômes de détresse psychologique liés à l'environnement, les 25-34 ans étant la tranche d'âge la plus touchée : 10 % d'entre eux sont considérés comme très fortement éco-anxieux, contre 5 % dans l'ensemble de la population.Ces chiffres, issus de l'étude de référence « Éco-anxiété en France » publiée par l'ADEME en 2025, méritent d'être pris au sérieux - sans pour autant être source de panique supplémentaire. Voici ce que la science permet aujourd'hui de comprendre, et surtout, ce qui aide concrètement.

Un continuum, pas une case binaire

L'étude ADEME distingue plusieurs degrés de sévérité au sein de la population générale : les personnes « éco-alarmées » (inquiètes et stressées plus de la moitié du temps, avec des difficultés de sommeil et un isolement social), les personnes « éco-effrayées » (inquiètes tous les jours, avec des conséquences sur la santé physique), et les personnes « éco-terrifiées » (symptômes permanents, difficulté à gérer l'angoisse). Cette gradation est utile : elle rappelle que l'éco-anxiété n'est pas un phénomène homogène, et que la plupart des jeunes concernés se situent sur la partie modérée du spectre - une inquiétude bien réelle, mais qui n'empêche pas de fonctionner au quotidien.

Pourquoi les jeunes sont-ils davantage touchés ?

Plusieurs facteurs se combinent. D'abord, l'horizon temporel : les jeunes générations vivront directement les conséquences des trajectoires climatiques engagées aujourd'hui, ce qui rend la menace moins abstraite. Ensuite, l'exposition informationnelle : les réseaux sociaux diffusent en continu des images et données anxiogènes, souvent sans mise en perspective ni piste d'action. Enfin, un sentiment de déconnexion vis-à-vis des institutions : dans une récente enquête du Cercle des économistes, près de 8 jeunes sur 10 jugent les responsables politiques « déconnectés de leur réalité » et considèrent que la politique « écoute rarement les jeunes ».Cette combinaison - menace perçue comme réelle et proche, absence de prise sur les décisions collectives - est précisément le terreau de l'éco-anxiété la plus difficile à vivre : celle qui s'accompagne d'un sentiment d'impuissance.

Trois repères pour les parents et éducateurs

Écouter sans minimiser ni dramatiser : une inquiétude nommée et entendue perd déjà une partie de son poids. Donner accès à une capacité d'agir à hauteur de l'âge - la carte Citoyenneté active du jeu FUTURs illustre bien cette idée : chacun dispose de leviers, à son échelle. Et privilégier les temps collectifs (famille, classe, groupe d'amis) aux échanges individuels face à un écran, qui tendent à isoler plutôt qu'à rassurer.Si l'inquiétude devient envahissante - troubles du sommeil répétés, isolement, incapacité à se projeter - l'accompagnement par un professionnel de santé formé à l'éco-anxiété reste la ressource la plus indiquée.

Ce qui fait la différence : l'information reliée, et l'action collective

La recherche en psychologie environnementale converge sur un point : l'éco-anxiété s'apaise rarement par l'évitement de l'information, mais beaucoup plus efficacement par deux leviers combinés. D'une part, une information structurée qui relie les causes entre elles plutôt que de les juxtaposer sans logique - comprendre pourquoi, pas seulement quoi. D'autre part, une capacité d'action concrète, même modeste, vécue avec d'autres plutôt que seul.C'est le pari du jeu FUTURs, reconnu par le Partenariat pour une éducation verte de l'UNESCO : relier systématiquement climat, biodiversité, justice sociale et bien-être plutôt que de traiter ces sujets isolément, et faire de chaque partie un moment collectif plutôt qu'une confrontation solitaire à des statistiques. Une enseignante de SVT utilisatrice du jeu témoigne : « Mon outil pédagogique favori pour mes élèves » - précisément parce qu'il transforme un sujet anxiogène en support de dialogue structuré.

Je commande FUTURs

FUTURs propose plusieurs formats pensés pour transformer cette inquiétude en dialogue constructif : un jeu de cartes coopératif dès 6 ans, un inventaire pédagogique interactif pour aller au fond des sujets, et des ressources pour les enseignants prêtes à l'emploi.

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Ressources pédagogiques

Sources : ADEME, étude « Éco-anxiété en France » (2025) ; Le Cercle des économistes / Elabe, enquête sur les 15-29 ans (2026).